lundi 10 avril 2017

Information documentaire: et si les professionnels sénégalais refusaient la révolution ?


L’idée d’écrire cet article m’est venue en tête après avoir visité quelques services documentaires, lu quelques articles comme celui de Antonin Benoit Diouf et faire un constat général sur l’état actuel de la profession. En effet, je me pose souvent la question à savoir si nous avions rempli notre devoir de professionnels, notre métier ne serait-il pas plus perceptible, les services publics et privés  ne seraient-ils pas obligés de nous accorder plus de considérations, serions-nous même dans cet état actuel ? Je le pense bien, que quelquefois nous avons péché, il faut le reconnaître. 😔


Ecoutez l'article

Nous avons l’habitude de remettre en cause notre formation reçue à l'EBAD ou de reprocher à l’Etat de ne pas considérer notre profession comme il le devait, mais on ne cherche presque pas à voir si nous (bibliothécaires, archivistes et documentalistes) remplissons bien notre rôle de professionnels. L’autocritique n’est pas souvent prise en compte dans nos débats et discussions. Nous cherchons peu à mesurer notre part de responsabilité dans la situation d’hier, d’aujourd’hui et de demain de notre profession. Cet article constitue une marque qui vise à revoir la position, l’engagement et le professionnalisme des hommes de bibliothèques, d’archives et de documentations que nous sommes.

Si aujourd’hui, certains de nos services d’archives, bibliothèques ou centres de documentation sont archaïques, est-ce qu'un problème de compétences ? Un manque de moyens ? Une non-maîtrise des outils numériques ? Un refus du changement ? Ou tout simplement le manque de volonté de formation continue ? 😥

Mon humble avis est que si certains de nos services documentaires sont vieillots, les professionnels de ces institutions sont en majorités les seuls responsables. Osons le dire, nous sommes cloués dans des pratiques dépassées et nous ne cherchons pas à améliorer nos services pour nos usagers en nous autoformant. La routine professionnelle (collecter, traiter & diffuser) doit être surpassée. Être bibliothécaire, archiviste ou documentaliste c’est beaucoup plus que ça. Imaginons une bibliothèque, un service d’archives ou un centre de documentation qui, en 2017, managé par un professionnel :
  • n’est pas en mesure d’avoir un outil numérique (à jour) pour gérer son fonds documentaire, 
  • n’est pas en phase avec les nouvelles pratiques professionnelles mises en place par le CIA, l’IFLA, etc.,
  • ne prends pas en compte les préoccupations et les thématiques qui tournent autour de la profession.
Voilà autant de problématiques qui interpellent chacun d’entre nous et qui semblent être mises à l’écart quand il s’agit de plaidoyer et de revendication pour la profession. La responsabilité du professionnel doit être au début et à la fin de chaque défense pour la profession. 

Il est grand temps pour nous de se réveiller, de s’engager et de s’autoformer pour relever les défis professionnels qui nous attendent en faisant un effort sur nous-mêmes.
« De la volonté dépend l'action. »
Chaque professionnel, quel que soit son titre et/ou son domaine d’expertise à l’obligation de revoir ses pratiques et celles de ses collègues en se posant la question à savoir s’il est en phase avec ce qui se fait partout ailleurs et surtout à s’ouvrir davantage sur des questions et thématiques qui tournent autour de notre profession (archives et bonne gouvernance, bibliothèque et agenda 2030 des Nations Unies, ressources éducatives libres, la lecture en milieu carcéral, etc.) 

La plupart d’entre nous pensent que la formation reçue à l’EBAD n’est pas adéquate à la pratique et que le contenu doit être mis à jour. Mais ceci ne doit pas être une échappatoire pour se planter dans des pratiques obsolètes. Dans la profession, nous avons des collègues qui se sont formés à l’EBAD et qui aujourd’hui sont dans le top des tops que ça soit au niveau national qu'international. La vraie question est de savoir comment ils ont fait pour en arriver là et de suivre ce chemin. 😉
« Là où il y a une volonté, il y a un chemin.» 

mercredi 5 avril 2017

Dakar accueille deux rencontres internationales en science de l'information et des bibliothèques

Deux grands événements internationaux se tiendront à Dakar du 14 au 19 novembre 2017. Il s'agit du cinquantenaire de l'Ecole de Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar (EBAD / UCAD) qui aura lieu du 14 au 16 novembre et de la première conférence africaine sur la contribution du patrimoine documentaire au développement local durable en Afrique francophone qui se tiendra du 17 au 19 novembre.

Pour le premier événement, l'EBAD compte organisé un colloque international sur le thème : Les sciences de l’information documentaire au service de la recherche, de la formation, de l’intégration et du développement durable.
L’un des objectifs de cette manifestation sera de mesurer l’impact de cet effort de formation et de recherche au service de nos sociétés respectives. Enfin, les différents produits de la SID constituent un maillon fort du développement humain. Elle est en droite ligne avec les objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU dans ses applications comme l’intelligence économique, les exigences de bonne gouvernance et son corollaire la transparence dans la gestion des organisations et la préservation du patrimoine culturel immatériel.

Ce colloque international donnera l’occasion de réfléchir autour des 5 axes suivants :
  • Axe 1 : Métiers de l’information, Formations et Recherche
  • Axe 2 : Préservation du patrimoine culturel immatériel (PCI)
  • Axe 3 : Information et bonne gouvernance dans les organisations
  • Axe 4 : L’information documentaire à l’ère du numérique
  • Axe 5 : Intelligence territoriale
Dates à retenir :
  • Samedi 29 avril 2017 : Date limite de soumission des communications;
  • Vendredi 26 mai 2017 : Date limite d'envoi des avis d'acceptation;
  • Samedi 29 juillet 2017 : Date limite d'envoi de la version finale de chaque communication,
  • 14, 15 et 16 novembre 2017 : Déroulement du colloque.
Pour en savoir plus cliquez ici

Pour la conférence africaine sur la conservation des documents, elle sera tenue par le centre régional de préservation et conservation du patrimoine documentaire de l’Afrique francophone (Centre PAC / IFLA Afrique Francophone) sous le thème : « La valorisation du patrimoine documentaire : une contribution pour le développement local durable en Afrique francophone. »
C’est une rencontre, sous forme de forum entre différents acteurs de l’Afrique francophone dans la dynamique d’une meilleure gestion du patrimoine et de l’émergence d’une communauté de bonnes pratiques. L’objectif spécifique est le partage des connaissances et la mise en cohérence des pratiques professionnelles. 

Dates à retenir 
  • 15 Mai 2017 : Date limite de soumission des résumés;
  • 1er Juillet 2017 : Annonce des résultats et du programme;
  • 30 Septembre 2017 : Date limite pour soumission des textes;
  • 2018 :  Date de publication des actes.
Pour en savoir plus cliquez ici

vendredi 10 mars 2017

IFLA #WLIC2016 : L'ASBAD a tenu son premier retour d'expérience collectif.


L’Association sénégalaise des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (ASBAD) a organisé en partenariat avec l’Ecole de bibliothécaires, archivistes et documentalistes (EBAD) un retour d’expérience collectif sur le congrès IFLA WLIC 2016, le samedi 11 février 2017 à l’amphithéâtre de l’EBAD.
L’atelier de partage qui a enregistré 146 participants a permis aux 5 collègues sénégalais délégués au congrès mondial des bibliothèques de l’IFLA tenu à Columbus, Ohio aux Etats unis du 13 au 19 août 2016 sur le thème «Connexion, collaboration, communauté» de revenir sur les moments forts de cette rencontre professionnelle internationale qui regroupe chaque année plus d’un millier de professionnels des bibliothèques.
Sous la modération du Dr. Bernard Dione, Enseignant à l’EBAD, cet atelier marque le début des activités de la nouvelle équipe de direction de l’ASBAD et a vu la participation de toutes les couches de la profession (étudiants, professionnels, enseignants…). Ainsi le principal objectif visait à travers ce retour d’expérience collectif était de permettre aux collègues sénégalais de s’imprégner des questions majeures abordées lors du 82e congrès mondial de la Fédération internationale des Associations de bibliothèques et institutions (IFLA).
Au-delà du partage de leur propre vécu de congressiste, les cinq panélistes sont revenus sur des questions récurrentes des professionnels sénégalais quant à leur participation aux congrès mondiaux professionnels telles que :
Revivez en image les moments forts de cette journée 👉👉👉: Album photo 

lundi 19 décembre 2016

Les REL, un atout considérable pour les apprenants…



Le numérique n’a cessé, au cours de ces dernières années, de modifier le processus de diffusion des savoirs. Comme la formation à distance aussi est à la mode, l’accès à la documentation éducative et de recherche est devenu une priorité pour les acteurs pour aider les apprenants.

Dans la dynamique de développer l’accès aux ressources éducatives, les ministres francophones se sont réunis en janvier 2015 au Mali (Bamako) pour « examiner l’état et les perspectives de développement numérique de l’espace universitaire francophone ». C’est lors de cette grande rencontre que l’AUF (Agence Universitaire Francophone) s’est vue confier l’élaboration du Méta-portail IDneuf. Ce portail, riche de 36000 ressources, est constitué de supports de cours, d’études de cas et exercice, diaporamas, tutoriels, questionnaires, listes de références, auto-évaluations, etc.

Pour la sensibilisation à l’utilisation et à la production de ressources éducatives libres qu’un atelier sous régional a été organisé à Dakar, regroupant plus de 07 (sept) nationalités africaines. L’atelier Barcamp sur les REL (Ressources éducatives libres) a été organisé dans le but de sensibiliser le professionnels de l’information (documentalistes) de l’espace universitaire francophone afin qu’ils puissent maîtriser cet outil de recherche et de faire sa promotion auprès des universitaires (décideurs et utilisateurs). Il a été organisé le 05 et 06 décembre 2016 au Bureau de l’Afrique de l’Ouest de l’AUF.

Avantages de la plateforme IDneuf 

IDneuf vient à son heure dans un contexte marqué par l’ouverture de la science et le développement de la formation à distance. Il a été développé par l’IFIC (Institut de la Francophonie pour l’Ingénierie de la Connaissance et la Formation à distance en partenariat avec l’Université de Valenciennes et la Téluq (Québec), avec le soutien de la Communauté académique francophone. 

Le méta-portail iDneuf est très pratique car « chaque utilisateur peut devenir acteur en indexant et partageant de ressources ».

Cet aspect de partage de ressources est un pilier très important pour les acteurs qui ont réfléchi à l’élaboration de cette plateforme. Cette dernière est un moyen simple pour les étudiants, enseignants et chercheurs, personnel administratif ou technique dans les universités, mais aussi des dirigeants et décideurs académiques ou du monde socio-économique pour accéder facilement à des milliers de ressources éducatives libres. En fait, c’est une vitrine pour ceux qui y archivent leurs travaux. Bref, c’est un cadre approprié pour la mutualisation des connaissances.

Au-delà de la mutualisation des connaissances, IDneuf permet : 

  • Du point de vue de la formation : 
- Contrôle du plagiat ;
- Accès à des modules de formation d’institutions prestigieuses ;
- Etc.

  • Du point de vue de la production scientifique :
- Accès aux contenus scientifiques ;
- Ouverture de la science (accessibilité et Gratuité de la science) ;
- Moissonnage des notices ;
- Facilité de publication ;
- Facilité de mise à jour ;
- Etc.

  • Du point de vue de la visibilité (Partenariat, Mondialisation, Transdisciplinarité) :
- Favoriser la collaboration entre les auteurs ;
- Valorisation et visibilité des travaux de recherche ;
- Réutilisation et partage des ressources ;
- Mutualisation des ressources à travers des Archives Ouvertes ;
- Favoriser le réseautage institutionnel et des producteurs (mobilité) ;
- Etc.

  • Du point de vue de la valorisation :
- Encourage la compétitivité positive entre les auteurs ;
- Dissémination des ressources éducatives libres ;
- Valorisation de l’institution et des producteurs ;
- Evaluation de la ressource par les utilisateurs eux-mêmes ;
- Etc.

  • Du point de vue économique : 
- Gratuité des ressources ;
- Gain de temps dans la recherche d’informations ;
- Accessibilité sans contraintes spatio- temporelles ; 
- Réduction des dépenses d’acquisition et de publication ;
- Etc.

  • Du point de vue du numérique : 
- Réduction de la fracture numérique




Quelles relations entre REL et Professionnels de l’Information Documentaire (PID) ?

Il existe une parfaite corrélation entre les missions des PID et les ressources éducatives libres. Les REL s’appuient sur les PID pour leur identification, leur large diffusion et leur exploitation optimale par les utilisateurs. Les bibliothécaires et documentalistes ont la charge de faire connaitre ces portails où sont logées ces ressources libres aux usagers des bibliothèques, mais également en leur formant à leur utilisation. Dans ce contexte précis, le bibliothécaire - documentaliste joue son rôle de médiateur entre l’information et l’usager.

Dans un autre sens, les REL constituent pour les bibliothèques et centres de documentation un complément de ressources documentaires. 

Dans un contexte marqué par l’attribution de faibles budgets pour les instituts documentaires et une constante augmentation des ressources scientifiques, les REL présentent une bonne alternative pour combler le gap et compléter les ressources documentaires des bibliothèques. 

La relation existante entre les professionnels des bibliothèques et centres de documentation et les ressources éducatives libres (OER) est une relation gagnant-gagnant où toutes les parties s’y retrouvent. Les REL ont une large diffusion et sont mieux exploitées et les bibliothèques voient leur fonds documentaire augmenté. 

Les REL et les licences Creative Commons (CC)

Créé en 2001 par James Boyle, Lawrence Lessig et Hal Abelson, le Creative Commons (CC) propose des contrats types ou licences pour la mise à disposition d’œuvres en ligne. Inspirés par les licences libres, les mouvements « Open Source » et « Open Access », ces licences facilitent l’utilisation d’œuvres comme les textes, les photos, la musique, etc.

Ces licences s’adressent principalement aux auteurs souhaitant : 
  • Partager et faciliter l’utilisation de leur création par d’autres ; 
  • Autoriser gratuitement la reproduction et la diffusion (sous certaines conditions) ; 
  • Accorder plus de droits aux utilisateurs en complétant le droit d’auteur qui s’applique par défaut ; 
  • Faire évoluer une œuvre et enrichir le patrimoine commun (les biens communs ou Commons) ; 
  • Economiser les coûts de transaction ; 
  • Légaliser le « peer to peer » de leurs œuvres. 
  • Etc. 

Les ressources éducatives livres sont fondées sur cette philosophie et adoptent les licences Creative Commons. Ce qui donne une certaine ouverture et une large diffusion des REL. Avec le Creative Commons, les REL sont en constante évolution (remixer) et s’améliorent davantage (open science). 

Le CC repose sur un modèle où « tout ce qui n’est pas interdit est permis ». 

Mais attention ! Il y a des règles de jeu à respecter. Il ne faut pas confondre libre et gratuit. 

Le CC est composé de 4 options :

Vous êtes tenu à citer l’auteur de l’œuvre 

L’auteur autorise les autres à reproduire, à diffuser et (à moins que vous choisissiez ‘Pas de Modification’) à modifier son œuvre, pour toute utilisation autre que commerciale, à moins que vous obteniez son autorisation au préalable.

L’auteur accorde les autres à reproduire, diffuser et modifier son œuvre, à condition qu’ils publient toute adaptation de leur œuvre sous les mêmes conditions que son œuvre. Toute personne qui souhaiterait publier une adaptation sous d’autres conditions doit obtenir l’autorisation préalable de l’auteur.

L’auteur admet la reproduction et la diffusion uniquement de l’original de votre œuvre. Si quelqu’un veut la modifier, il doit obtenir l’autorisation préalable de l’auteur.

Avec ces 4 options, il est possible d’avoir 6 licences CC différentes en faisant des combinaisons. Ces 6 licences se définissent comme suit : 

1. Attribution (BY): Le titulaire des droits autorise toute exploitation de l’œuvre, y compris à des fins commerciales, ainsi que la création d’œuvres dérivées, dont la distribution est également autorisée sans restriction, à condition de l’attribuer à son l’auteur en citant son nom. Cette licence est recommandée pour la diffusion et l’utilisation maximale des œuvres.

2. Attribution + Pas de Modification (BY ND) : Le titulaire des droits autorise toute utilisation de l’œuvre originale (y compris à des fins commerciales), mais n’autorise pas la création d’œuvres dérivées.

3. Attribution + Pas d’Utilisation Commerciale + Pas de Modification (BY NC ND) : L’auteur autorise l’utilisation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, mais pas pour la création d’œuvres dérivées.

4. Attribution + Pas d’Utilisation Commerciale (BY NC) : le titulaire des droits autorise l’exploitation de l’œuvre, ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’il ne s’agisse pas d’une utilisation commerciale.

5. Attribution + Pas d’Utilisation Commerciale + Partage dans les mêmes conditions (BY NC SA): Le titulaire des droits autorise l’exploitation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à celle qui régit l’œuvre originale. Les REL adoptent de plus en plus cette licence.

6. Attribution + Partage dans les mêmes conditions (BY SA) : Le titulaire des droits autorise toute utilisation de l’œuvre originale (y compris à des fins commerciales) ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à celle qui régit l’œuvre originale. Cette licence est souvent comparée aux licences « copyleft » des logiciels libres. C’est la licence utilisée par Wikipedia.

Les licences Creatives Commons permettent une large diffusion des REL, une bonne amélioration des ressources éducatives libres, mais aussi leur protection vis-à-vis de certaines pratiques. Les auteurs de ces contenus y trouvent également leur compte dans la mesure où ils auront plus de visibilité et de citation, de même que leurs institutions.

L’atelier régional sur les ressources éducatives libres a été un moment de partage entre collègues africains. C’est ce dernier même (le partage) qui constitue l’une des missions premières des plateformes telles qu’IDneuf qui est une véritable mine d’informations. Son utilisation efficiente pourrait participer convenablement à élever le taux de réussite de ses utilisateurs. Elle devrait être adoptée et accompagnée par les décideurs, surtout les gouvernements francophones qui ont eu cette brillante idée de mettre en place la plateforme IDneuf qui est une base de données bibliographiques de 36000 ressources libres.

Cependant, il convient de noter que la présence des auteurs africains est très faible. Nous espérons donc que les participants de cet atelier sauront renverser la tendance par une forte sensibilisation des utilisateurs.

Les REL s’appuient sur quatre options (les 4 R : Réutiliser, Réviser, Redistribuer et Remixer) qui définissent le partage intégral ainsi que la possibilité de créer des produits dérivés de ces ressources libres. Le constat est que l’ouverture de la science est un impératif dans un monde où la mondialisation a dépassé son statut de concept. C’est devenu un mode de vie des populations contemporaines.




Cet article a été publié en collaboration avec Bassirou DIAGNE, conservateur des Bibliothèques, Documentaliste au Centre de Recherches et de Documentation du Sénégal (CRDS) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, blogueur et poète.

samedi 10 décembre 2016

Microsoft et L’Afrique : le digital pour une pleine croissance.


 L’Afrique est dans une belle dynamique en ce qui concerne l’usage des nouvelles technologies. Depuis les années 1990 où l’on observa une réelle démocratisation des équipements informatiques et d’internet, aujourd’hui le continent est dans une phase majeure de son usage de toutes ces technologies pour favoriser son développement. Même si elle est en marge de la conception globale de ces technologies, le continent demeure un utilisateur assidu. Seulement, en ce siècle numérique, si la transformation digitale de l’Afrique veut être réellement acquise, il est évident que certains freins devront être levés afin d’avoir dans le long terme un résultat optimal qui peut impulser la croissance du continent. Car même si la transformation est technologique, elle est également humaine.

Quels sont les enjeux de la croissance des technologies en Afrique ?

Malgré un contexte mitigé, le digital joue aujourd’hui un rôle majeur pour la transformation numérique du continent. Il comporte de multiples enjeux qui peuvent impacter de manière positive le continent africain. Tout d’abord, il faut savoir que les nouvelles technologies s’adaptent à tous les secteurs d’activités en Afrique. Que cela soit l’industrie, la finance, la santé, l’agriculture, l’éducation, l’hôtellerie, le tourisme, le secteur des énergies renouvelables, etc. Tous ces secteurs d’activités bénéficient de l’apport de ces nouvelles technologies.

     - L’enjeu économique :

Grâce à la croissance des nouvelles technologies, aujourd’hui les entreprises africaines gagnent en compétitivité, deviennent performantes et surtout développent une nouvelle gamme de services qui répondent aux besoins de la population africaine et changent les habitudes de consommation. Par exemple, la croissance du mobile en Afrique, environ 67 millions de smartphones, mène le continent vers une condition « mobile first » avec des problématiques comme le mobile-banking à laquelle des startups africaines apportent déjà des solutions. On peut citer, We cash up au Cameroun, Paydunya au Sénégal, la success-story M-pesa au Kenya, etc. En plus, pour les entreprises, un marché international s’ouvre désormais à elles et leur permet de réaliser plus de business. Et donc cette transformation des entreprises africaines au rythme du digital permettra non seulement de satisfaire les attentes du public africain, mais également de faire émerger des leviers de croissance dans le but d’atteindre une meilleure rentabilité dans un contexte régional et international. D’autre part, le digital permettrait au continent d’avoir de meilleurs placements sur les marchés financiers.

     - Un enjeu socio-éducatif

La croissance des technologies en Afrique comble des objectifs éducatifs, culturels et sociaux. Aujourd’hui, l’éducation est totalement démocratisée, car internet et les technologies associées ont permis cet accès à l’information. Des plateformes et initiatives se créent et permettent aux jeunes africains d’apprendre et de gagner de nouvelles compétences. C’est d’ailleurs l’exemple de la future bibliothèque numérique de Tambacounda – une région du Sénégal — ou encore Myskills4Africa lancé par Microsoft et qui utilise la technologie du 21e siècle pour donner également à ses volontaires la possibilité d’aider de n’importe où dans le monde. On peut également citer des plateformes comme Ecoles au Sénégal qui disposent d'un ensemble de cours suivant le programme éducatif sénégalais.
En fait, la transformation digitale du continent est plus qu’humaine que technologique, car l’humain est au centre de cette transformation. D’où toute l’importance que ce dernier soit formé et dispose des compétences nécessaires pour apporter son potentiel à cet écosystème digital africain. En cela, les nouvelles technologies aident à promouvoir la naissance de diverses plateformes et à fournir un contenu innovant et ciblé pour les Africains permettant ainsi de pallier le gap de compétences sur le continent. La formation est alors très importante.
C’est grâce au gain de ces compétences que les jeunes Africains pourraient créer les solutions innovantes de demain et que les entreprises pourraient renforcer leur compétitivité, faire du business tout en créant des emplois.

      - Un enjeu collaboratif

Sur le continent, l’usage d’internet et de multiples technologies du numérique est en pleine révolution. Rien qu’au Sénégal, on dénombre 8 143 086 internautes sur une pénétration du mobile, selon l’ARTP (Agence de Régulation des Télévisions et des Postes) de 116,71 % en juin 2016. Et avec l’accélération de l’utilisation des réseaux sociaux, dont Facebook qui compte en Afrique, au mois de septembre 2016 148.215.000 utilisateurs : les frontières sont mises à nu. En effet, l’émergence des réseaux sociaux, le boom de l’utilisation du mobile et l’adaptation des technologies au marché local font que l’échange d’information devient fluide. Cela favorise le travail collaboratif entre des millions de personnes dans le monde.
Seulement, même si aujourd’hui les enjeux des technologies numériques demeurent importants pour le continent, les problématiques à surpasser pour un écosystème digital africain épanoui subsistent.

Les freins de la digitalisation en Afrique

La transformation digitale du continent est déjà en cours. De multiples solutions innovantes sont mises sur pied grâce aux technologies numériques. Mais comme toute aventure, il arrive que des obstacles soient au rendez-vous. Et ces derniers ralentissent la dynamique engagée sur le continent. Dans une Afrique qui constitue la deuxième région la plus dynamique du monde en termes de croissance derrière l’Asie et à égalité avec le Moyen-Orient selon le cabinet Deloitte SAS, il faut lever ces obstacles.


     - La peur du changement

Comme dit un peu plus haut, la transformation digitale repose sur l’humain. Pour les entreprises, la peur du changement provoque souvent le ralentissement de leur propre transformation numérique. En réalité, les collaborateurs et autres employés de l’entreprise doivent eux même devenir acteurs de ce changement. Même si le changement est une manière de faire les choses beaucoup mieux avec une plus grande efficacité, il faudra toujours participer à la prise de conscience des décideurs dans les entreprises. Cela permettra de disperser les craintes nourries face au numérique. Le but étant de permettre à l’entreprise d’être acteur de sa transformation et non de la subir. Ainsi, il faudra participer de prime abord à une prise de conscience interne avant de penser les diverses mutations à effectuer.

     - Le manque de compétences

Si l'on veut se transformer, il faudra s’adapter. Il faut alors accepter l’appropriation des technologies numériques, leur compréhension et leur utilisation. Il sera alors impératif de comprendre leur prise en main pour appliquer leur fonctionnalité au métier. Il sera ainsi obligatoire d’aller vers la formation. Cette dernière pourra faciliter l’acquisition des compétences pour les collaborateurs et dans une vision plus grande, elle permettra aux entreprises et institutions africaines de pouvoir accélérer leur digitalisation. De même, la formation permettra de nourrir l’ambition d’embrasser cette transformation digitale.

     - La faible connectivité à internet

En plus du facteur humain qui constitue un obstacle majeur, il y a également la faible connectivité à internet qui demeure un problème de taille. En Afrique, le taux de pénétration d’internet est de 16%, ce qui est assez faible. Même si au Sénégal ce taux de pénétration était de 60,28% en juin 2016 selon le rapport de l’ARTP de Juin 2016. Cette disparité se justifie sans doute dans le déploiement des infrastructures TIC dans les pays. Il faudra alors que les états, les partenaires et les opérateurs télécoms créent les conditions idoines pour faciliter la pénétration d’internet et l’usage des technologies. Il faudra aussi impulser des changements institutionnels au niveau du secteur public. Ce dernier aspect permettrait de favoriser l’e-gouvernement sur le continent. Selon le dernier rapport UN E-Government Survey 2016, l’Afrique se place à la 75e place mondiale sur 193 pays grâce à la Tunisie.

Myskill4Afrika : une alternative pour impulser la transformation digitale en Afrique

Microsoft fait des affaires en Afrique depuis 1993 et ​​compte actuellement 22 bureaux dans 19 villes réparties dans 14 pays sur 54 sur le continent africain. Ce géant de la technologie du 21e siècle développe une plateforme éducative autonome et de calibre mondial pour aider les partenaires, les PME et les gouvernements à développer des compétences pour l’entrepreneuriat, l’amélioration de l’employabilité et la compétitivité. Dans ce cadre, MySkill4Afrika (Mes talents pour l’Afrique) est un projet qui permet aux employés de Microsoft du monde entier d’investir leur temps, leur talent et leur expertise dans le support d’un large éventail d’organisations et de particuliers à travers l’Afrique.
Lancé en décembre 2013, le programme MySkill4Afrika a réussi à envoyer plus de 300 employés de Microsoft en tant que bénévoles pour une ou deux semaines en Afrique. Ces volontaires ont aidé quelque 250 organisations et entreprises différentes dans 22 pays, soutenant et aidant environ 15 000 Africains. Mais ce programme c’est également un moyen d’encourager certaines technologies comme le Cloud Cumputing et d’anticiper son usage ô combien important en Afrique.
En réalité, cette technologie qui permet de « stocker sur des serveurs à distance des données et traitements informatiques traditionnellement localisés sur des serveurs locaux ou sur le poste de l’utilisateur » pourrait avoir un gros impact d’ici quelques années pour tous les internautes africains. Cette technologie peut encourager un accès à tous les données et services sur n’importe quel terminal et en toute sécurité. D’ailleurs, le programme envisage également le cofinancement de projets ambitieux sur le cloud-computing en Afrique.



MySkill4Africa ou comment les entreprises doivent intégrer le digital marketing

Le programme est géré par l’initiative Microsoft 4Afrika qui se compose de personnes de diverses filiales de Microsoft en Afrique et qui ont un intérêt commun à accélérer le développement économique de l’Afrique et la croissance de son économie du savoir pour aider le continent à devenir un acteur précieux dans la chaîne d’approvisionnement mondiale des biens et des services utilisant une main-d’œuvre hautement qualifiée.
D’ailleurs, toutes les organisations peuvent demander l’aide du programme MySkills4Afrika via leur filiale locale Microsoft et/ou partenaire. Dans ce contexte, le mardi 8 novembre à Dakar au Sénégal, une séance de formation animée par Blandine Rageade, Account Manager pour Microsoft Search Advertising a eu lieu à l’hôtel Novotel. Une autre mission pour MySkill4Afrika de former en tout 26 partenaires, dont 12 en webinaires. Une opportunité de leur faire comprendre les enjeux du marketing digital, mais également de leur faire assimiler certaines solutions comme le cloud computing et ses avantages pour le continent.
Parmi les 200 employés recrutés en tant que « bénévoles virtuels » pour MySkill4Afrika, principalement dans le rôle de coaching et de tutorat pour la jeunesse africaine ou même des start-ups et les petites et moyennes entreprises (PME) et les bénévoles rattachés à Microsoft, il faudra également désormais compter sur les agences marketing digital partenaires Afrique Communication et Senmarketing.  À la suite de la formation, ces deux agences sont devenues des tops partenaires pour le programme MySkill4Africa et se chargeront entre autres du suivi des formations dispensées aux 26 partenaires.


La transformation digitale africaine comporte de gros enjeux pour le continent qui à travers une réelle dynamique est aujourd’hui en train de faire les efforts nécessaires dans le monde du digital. De belles initiatives émergent un peu partout pour exploiter ce puits d’opportunités qu’est le digital, mais également pour anticiper le déploiement de technologies du futur comme le cloud computing. Il faudra surtout réunir les conditions optimales afin que les disparités s’amenuisent et que la croissance prenne son envol. 

Un article de Mamadou Mactar 

mardi 6 septembre 2016

#WLIC2016 : Retour sur le « Pèlerinage » des bibliothécaires du monde, l’œil d’un Newcomer


Une première participation au congrès mondiale des bibliothèques  (WLIC2016) ne peut qu’être enrichissante. Un perfectionnement professionnel qui relève de découvertes (pratiques professionnelles, innovations, rencontres, débats…). Les acteurs du monde des bibliothèques, qui se sont réunis du 13 u 19 août à Columbus – Ohio ont encore une fois partagé ce qu’il y a de meilleur pour la profession. Des débats, des expositions, des présentations et des projets innovant ont marqué le 82e congrès IFLA sur le thème : Connexion, Collaboration, Communauté avec la participation d’environ 3100 professionnels venant de 137 pays.


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Ce qui y a été dit au congrès IFLA 2016 !

Une semaine de discussions et d’échanges, 200 conférences et ateliers, le programme du congrès était riche et intense. Des sujets qui préoccupent les bibliothèques ont été traités et des échanges sur l’évolution et la révolution du métier n’ont pas manqué. Parmi ceux-là on peut noter les sessions suivantes :

  • Wikipédia et les bibliothèques: Le débat tournait autour de l’utilisation de Wikipédia dans les bibliothèques et le rôle que jouent les bibliothécaires pour rendre la plateforme plus crédible. L’exemple du projet : Un Bibliothécaire, Une Référence (#1Lib1Ref) qui consistait à solliciter les bibliothécaires du monde à ajouter une référence à un article sur Wikipédia a été une parfaite illustration. Un projet qui sera reconduit en janvier 2017. 
  • Newcomers Session ou la sessions des nouveaux arrivants qui regroupait tous les délégués qui participaient pour la première fois au congrès. Une occasion pour l’IFLA d’expliquer aux novices son fonctionnement, sa politique, ses missions et sa vision pour le développement des bibliothèques. Les discours de la Présidente Donna Scheeder et de son Secrétaire Général Gerald Leitner ont été inspirants et excitants. 
  • La neutralité du net et les bibliothèques était aussi au cœur des débats. Décrit comme le principe selon lequel tous les trafics (films, musiques, documents) sont traités de façon égale sur une connexion Internet, la neutralité du net est menacée par des acteurs qui cherchent à donner la préférence à un type de trafic sur une autre. Inévitablement, le plus puissant sera mieux placé pour optimiser les performances de leur contenu. Pour les bibliothèques, dont la mission est d’assurer l’accès à la connaissance de manière équitable, l'idée que l’accès doit être contrôlé pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les droits fondamentaux est une inquiétude pour elles. Cette session expliquait ce qu’est la neutralité du net, et ce que cela signifie pour les professionnels des bibliothèques, comme résumé dans la Déclaration de l’IFLA sur le sujet où les bibliothécaires sont appelés à sa défense.
  • Le rôle des associations nationales de bibliothèques pour la mise en œuvre de l’agenda 2030 des Nations Unies a été l’un des thèmes de discussion les plus intéressants. L’IFLA qui s’est félicité de l'Agenda 2030 est heureuse de voir que l'accès à l'information, l'alphabétisation universelle, la sauvegarde du patrimoine culturel et naturel, ainsi que l'accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC) sont fortement présentés dans celui-ci. Elle s’est réjouie tout particulièrement de la mention explicite de l'accès à l'information dans la Cible 16.10: "Assurer l'accès public à l'information et la protection des libertés fondamentales, conformément à la législation nationale et les accords internationaux". Les communications des représentants des associations du Cameroun, de la Norvège, de l’Uruguay et de la Finlande ont tous témoigné du rôle capital que jouent les bibliothèques pour l’atteinte de ces objectifs. Un fait que Fiona Bradley, le chargé du programme de développement de l’IFLA n’a pas manqué de souligner dans son intervention.
  • La gestion de l’échec dans la carrière d’un bibliothécaire, cette session a été très particulière pour moi pour la simple raison que le thème interpellait directement les nouveaux professionnel en bibliothèque. Après une présentation du sujet par le coordonnateur du NPSIG, des commentaires ont été recueillis par le biais d'une enquête qui a été lancé sur les médias sociaux et qui appelait aux nouveaux professionnels et aux étudiants en science de l’information à partager leur expérience. Les communications est les partages d’expériences ont été inspirants et ont permis d’apprendre de l’échec des autres et le comment ils ont parvenu à se relever.
  • La session sur l’utilisation des médias sociaux en bibliothèque: comment partager les connaissances, améliorer la collaboration et créer un savoir-faire mutuel a été novatrice. Nous avons assisté à des communications sur l’utilisation des outils web 2.0 pour partager des connaissances, collaborer et communiquer avec les usagers. Par exemple au Koweït les bibliothèques utilisent des hashtags pour stimuler et récupérer les messages.
  • Les projets et les annonces : Le congrès a été un bon prétexte pour l’IFLA d’annoncer son projet de carte des bibliothèques du monde. Un projet qui consistera à recenser toute les bibliothèques dans une carte interactives. En plus de cela des rencontres régionales sont prévues dans chaque continent. L’IFLA prévoit des congrès régionaux qui regrouperont les professionnels de chaque continent pour discuter sur des questions qui préoccupent les bibliothèques en tenant compte des réalités de chaque continent. 

  • Le message du Président Américain : Le président des Etats-Unis n’a pas manqué d’adresser un message fort pour souhaiter la bienvenue à tous les délégués. Un message qui rappelle l’importance des bibliothèques comme moyen d’accès à l’information : « Cet événement (le 82ième Congrès Mondial des Bibliothèques et des Sciences de l’Information) nous rappelle notre devoir en tant que communauté internationale pour construire un avenir dans lequel tous peuvent pleinement et librement avoir accès et contribuer à la grande et vivante banque des données accumulées que nous partageons en tant que citoyens du monde. », Le Président Barack Obama.

La présentation de mon poster !

Le lundi 15 et mardi 16 de 12h à 14h ont été consacré aux présentations des posters. Les délégués étaient invités à faire le tour des affiches où les auteurs les attendaient pour les expliquer leur travail. Le mien a été réalisé dans le cadre d’un projet qui est en finalisation au Service d’Imagerie Médicale de l’Hôpital Aristide Le Dantec de Dakar en compagnie du programme BSF Campus de Bibliothèque Sans Frontières.

Le projet consiste à la mise en place d’une plateforme de documentation et d’information en Imagerie Médicale afin de faciliter l’accès à l’information scientifique aux médecins et aux étudiants. Nous avons constaté que plus de la moitié des étudiants et médecins n’ont pas été initiés à la recherche. Pour cela nous avons développé des stratégies avec les outils numériques pour les accompagner dans l’accès à la documentation scientifique. 


Dans notre démarche nous nous sommes rapprochés d’eux par le biais d’une enquête qui nous a permis de savoir leurs besoins et leurs attentes par rapport à ce projet. C’est pour cela que nous avons choisi un certain nombre d’outils de recherche et de gestion des références qui dans une suite logique nous permet non seulement de gagner du temps dans le processus de recherche mais aussi de rendre autonome les étudiants dans la recherche de par des séances de formation.

Parmi les outils que nous utilisons il y a : 

  • les bases de données comme PubMed, science direct, EMC
  • Zotéro pour la gestion des références
  • Google Custom Search pour réunir les bases de données dans un seul moteur de recherche
  • Un système de veille bibliographique
  • Une bibliothèque numérique (en cours de développement)

Dans les résultats nous avons constaté que l’accès à la documentation scientifique est de plus en plus facile pour eux ce qui influe dans la production scientifique en qualité et en quantité. Il a été remarqué aussi le respect des normes de citation avec l’utilisation de Zotero, ce qui fait gagner également un temps considérable dans la gestion des références.




La présence de la communauté francophone, facilitée par le CFIBD a été ressenti dans les publications sur les réseaux sociaux et ont permis à des collègues et au grand public de suivre l’événement. Les statistiques relevées ont montré que 14% des tweets avec le hashtag #WLIC2016 étaient en français et que deux francophones (Assane Fall et Silvère Mercier) sont présents dans le top 6 des influenceurs sur Twitter. Notons également le rôle important qu’a joué les francophone dans la traduction des documents de l’IFLA (le discours de Barack Obama et certains rapports de l’IFLA)

Après tout, participer au congrès IFLA c’est aussi proposer des améliorations. Je trouve qu’il serait bien que le congrès soit diffuser en live sur internet pour permettre aux collègues qui n'auront pas la possibilité de faire déplacement d’avoir un aperçus de l’événement et surtout pour les nouveaux professionnels des pays du Sud. Les technologies de l’information nous offrent des outils adaptés et accessibles à tous (Périscope, Youtube, Facebook...) pour transmettre en direct certains moments forts du congrès (cérémonie d’ouverture et certaines sessions). Ceci entre en parfaite concours de circonstance avec la mission que s’est donné l’IFLA pour assurer l’accès à l’information et favoriser l’utilisation des TICs en bibliothèque et sera un moyen efficace pour promouvoir l'IFLA partout dans le monde.


Le WLIC2016 a été aussi, pour moi, une série de rencontres avec des collègues que je connaissais de par des programmes (BSF Campus) et les réseaux sociaux. Des gens avec qui on partage des centres d’intérêt. Parmi eux je peux citer : Donatien Kangah Koffi, Christine Danielle EvinaJoanne Plante, Jean Philippe Accart, Maria Violeta Bertolini… Des rencontres qui, je l'espère seront renouvelées lors du prochain congrès en Wroclaw - Pologne en 2017 !



Bibliothécaire un jour, Bibliothécaire pour toujours !



Quelques Images du Congrès :